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Comment rendre le gouvernement de l’université plus efficace et engagé pour Paris 1 ?

Le 17 décembre prochain, conformément aux statuts en vigueur, le conseil d’administration élira la présidente de l’université pour les quatre prochaines années. Elle assurera la présidence du conseil d’administration et du conseil académique. Le conseil d’administration devrait désigner, ensuite, un bureau composé notamment de 9 vice-présidents (2 chargés du CA, 2 chargés de la CFVU, 2 chargés de la CR, 2 vice-présidents fonctionnels et 1 vice-président étudiant). 

Or cette configuration de la gouvernance de l’université répond imparfaitement aux enjeux actuels. La présidence du CAC par le président de l’université est rendue ineffective par l’accumulation de ses responsabilités : on retiendra l’absence systématique du président aux réunions du CAC ces 4 dernières années. De manière symétrique, la CR et la CFVU ne sont elles-mêmes saisies que des affaires courantes, sans que leur soit donnée la possibilité de peser sur l’amélioration du fonctionnement de la recherche et de la formation. Ces problèmes ne sont pas des fatalités ; des modalités de gouvernance plus rationnelles, plus efficaces, plus propices à la démocratie universitaire existent. Afin d’accroître collégialité, solidarité et efficacité, grâce à une modification des statuts, qui pourrait être adoptée en début de mandat si elle retenait l’intérêt des conseils, les membres des listes Paris 1 en commun proposent que :

– le conseil académique ne soit plus présidé par le ou la président.e de l’université, mais par un.e président.e du conseil académique, placé.e sous l’autorité du ou de la président.e de l’université, qui aurait compétence pour le ou la nommer et mettre fin à ses fonctions ;

– des fonctions nouvelles soient dévolues à des vice-président.e.s, dont le nombre passerait de neuf à une quinzaine avec une diminution parallèle du nombre des chargé.e.s de mission. Ces nouvelles responsabilités concerneraient notamment les ressources documentaires (dont le numérique), le développement durable et les solidarités, la politique de site locale et européenne ou encore les relations avec les alumni et le monde économique.

Sous l’autorité de la présidente de l’université, le ou la président.e du conseil académique et chaque vice-président.e recevront une lettre de mission délimitant leur rôle respectif et les actions à conduire dans le cadre d’une stratégie commune préalablement définie. De nombreuses universités, attachées à la vie démocratique, ont déjà fait un choix semblable d’une gouvernance plus collective et mieux distribuée.

Ces propositions, soumises au débat par les listes Paris 1 en commun, ont pour objectif de doter l’université d’une organisation qui réponde à la nécessité d’être à la fois plus efficace et plus collégiale dans le contexte institutionnel actuel, très différent de celui de la fondation de l’université il y a bientôt cinquante ans.

Les 24, 25 et 26 novembre prochains, faites entendre la voix d’une démocratie universitaire responsable : votez pour les listes Paris 1 en commun.

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