Lettre de Soraya Messaï Bahri, candidate à la présidence de l’université pour les listes « Paris 1, l’Université en commun »

Chères et chers collègues,
Chères et chers étudiantEs,

Notre université, petit à petit, se défait sous nos yeux.
Elle se défait, d’abord, sous le coup des réformes successives qui, tout en accordant aux universités leur autonomie, ne leur ont jamais donné les moyens de l’assumer. La LPPR, actuellement en projet, n’en est que la dernière manifestation en date.
Au sein de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ensuite, c’est la volonté même de faire université qui se défait. Les causes sont bien connues ; inutile de s’étendre sur le tableau des dysfonctionnements, des rigidités, des démissions qui sapent la volonté de bien faire chez les personnels enseignants et BIATSS, mais aussi chez les étudiants.
Faut-il s’y résoudre ? Je ne le pense pas.
Comme vice-présidente de la Commission pour la Formation et la Vie Universitaire (CFVU) et du Conseil académique de 2012 à 2016, puis comme élue au conseil d’administration depuis 2016, je me suis engagée avec force pour que vivent au sein de l’université les valeurs qui m’animent, et qui portent le projet Paris 1, l’Université en commun. Au premier rang de ces valeurs se trouve le souci de l’autre. Ce souci de l’autre qui exige que l’on reconnaisse et encourage l’expression de points de vue divers, mais toujours dans un cadre respectueux du droit. Ce souci de l’autre qui invite à insuffler la collégialité dans chaque acte de gouvernance. Ce souci de l’autre, enfin et surtout, qui demande que nous retissions des liens entre nous, enseignants-chercheurs, BIATSS, étudiants.
Les cinquante propositions conçues par les listes Paris 1, l’Université en commun sont issues d’une réflexion collective longuement mûrie, dynamique et participative entre des collègues de toutes les disciplines, en lien avec les composantes de notre université, les BIATSS et les étudiants. Elles contribueront à transformer et à améliorer le fonctionnement de notre université, à lui redonner toute sa visibilité, afin qu’elle retrouve sa juste place.
Je serais heureuse de vous rencontrer dans les prochaines semaines ; des réunions publiques, ouvertes à toutes et à tous, seront organisées dans les centres de l’université et annoncées sur up1encommun.fr, j’espère avoir bientôt le plaisir d’y échanger avec vous.

Soraya Messaï-Bahri