Mieux apprendre à Paris 1

Des formations de qualité pour toutes et tous

Proposition F(ormation)1 : publier les critères locaux de sélection en L1, et réaliser une cartographie annuelle de la mise en œuvre de Parcoursup et des inscriptions en master.

Paris 1 doit se donner les moyens financiers et humains d’être très attractive dans toutes les disciplines, y compris à l’égard des étudiantEs étrangerEs dont l’inscription doit pouvoir être réalisée via des formulaires disponibles en français et en anglais. Pour les néo-entrantEs, l’application Parcoursup doit être le vecteur de politiques inclusives, qui offrent des chances égales d’accès à l’université au regard de critères combinant mérites individuels et politique de recrutement prenant en compte l’exigence de justice sociale, ce qui suppose notamment le renforcement de l’acceptation des « oui si ». Chaque étudiantE est en droit d’attendre aide à la réussite, mobilité internationale et insertion professionnelle. Dans l’objectif d’assurer la publicité et la transparence à laquelle les administréEs ont droit face à un service public, les critères de sélection locaux Parcoursup (ce y compris les critères sociaux ou géographiques) seront rendus publics sur le site internet de l’université, conformément à ce que prévoit l’article D. 612-1-5 du Code de l’éducation, Paris 1 ayant ici une obligation d’exemplarité car elle est l’université la plus demandée. Une « cartographie des inscriptions » sera réalisée, permettant de connaître, pour chaque formation de licence et de master, le nombre de candidatEs, le taux de sélection, le nombre de boursiers et boursières, celui d’étudiantEs résidantEs ou non dans la région parisienne, celui des inscritEs.


Proposition F2 : ajuster la capacité d’accueil de chaque formation aux données humaines et matérielles existantes pour cette formation.

Chaque formation a, pour chacune des années du cursus, une capacité d’accueil établie avant la rentrée universitaire. Cette capacité d’accueil dépend d’éléments essentiellement objectifs – la taille des locaux, le nombre d’enseignantEschercheurEs disponibles… Le respect de la capacité d’accueil est une condition indispensable à la sécurité des étudiantEs comme des enseignantEs (en particulier en l’état actuel des contraintes de distanciation physique liées à la crise sanitaire), une garantie de qualité des enseignements et la clef de l’amélioration du taux d’encadrement des étudiantEs pour favoriser leur réussite. Aucune formation de Paris 1, non plus que celles dispensées par le Département des langues où des étudiantEs ont été contraintEs de s’inscrire en régime d’examen terminal faute de place disponible, ne doit être en surcapacité ; aucune formation ne doit accepter plus de 25/30 étudiantEs par TD ou que des étudiantEs n’aient pas de place assise en amphithéâtre : la capacité d’accueil globale de chaque formation doit être déterminée en fonction de cette exigence impérative pour un établissement recevant du public.


Proposition F3 : Ouvrir le diplôme universitaire « Passerelle – Étudiants en exil ».

Paris 1 doit améliorer l’accueil des étudiantEs réfugiéEs, demandeurs et demandeuses d’asile et bénéficiaires de la protection subsidiaire avec le concours du Réseau des Migrants dans l’Enseignement Supérieur (MEnS). A cet effet, le diplôme universitaire Passerelle Etudiants en Exil Panthéon-Sorbonne (DU PEPS) a été créé et l’université a signé la charte du réseau MEnS en mars dernier, dont elle fait désormais partie aux côtés de 36 autres établissements proposant des DU Passerelle. L’objectif de ce DU Passerelle est de permettre à des réfugiéEs, demandeurs et demandeuses d’asile et personnes sous protection subsidiaire diplôméEs de l’enseignement supérieur ou ayant dû interrompre leurs études avant leur départ, de bénéficier, sans frais d’inscription, de cours de français intensifs et d’activités culturelles afin de favoriser leur intégration, de découvrir la société française et de préparer leur avenir universitaire et professionnel. Ce projet porté par Paris 1 a également bénéficié d’une subvention de la part du programme AIMES (Accueil et intégration de Migrants dans l’Enseignement supérieur) couvrant partiellement le coût de cette formation. Il convient désormais de tout mettre en œuvre pour assurer l’ouverture de ce diplôme à la rentrée prochaine et de permettre ainsi l’accueil de 20 à 30 étudiantEs réfugiéEs.


Proposition F4 : pour chaque année universitaire, faire bénéficier les étudiantEs étrangerEs relevant de l’article 8 de l’arrêté ministériel relatif aux droits d’inscription dans les établissements publics d’enseignement supérieur d’une exonération partielle de leurs droits d’inscription, de telle sorte que leur soient appliqués les tarifs du tableau 1 (étudiants français et assimilés) annexé à cet arrêté en lieu et place de ceux du tableau 2 (étudiants étrangers).

Afin de conserver les mêmes conditions d’accès à ses formations à l’ensemble des étudiantes et des étudiants, quelle que soit leur nationalité, le conseil d’administration de l’université fera annuellement usage de la faculté offerte par l’article R. 719-50 du Code de l’éducation, qui permet aux établissements d’exonérer totalement ou partiellement de droits d’inscription les étudiantEs dont l’inscription répond aux orientations stratégiques de l’établissement.


Vie étudiante

Proposition F5 : doter chaque grand centre de l’université d’espaces de vie accueillants, de banques de dons alimentaires et d’ouvrages, et y organiser des ateliers « Repair Café » ; prendre en compte le bien-être étudiant dans la politique de formation.

L’université sera attentive aux aspirations des étudiantEs en matière d’amélioration de l’environnement de travail – conditions d’accueil et d’études. Nos sites – anciens, nouveaux et à venir – ne doivent pas être de simples lieux de passage, mais des espaces de vie et d’apprentissage, l’assise d’une université citoyenne. C’est dans cette optique que le site de Tolbiac devra être repensé lorsque celui de La Chapelle ouvrira en 2023, afin d’aménager des espaces accueillants permettant de promouvoir la vie de campus à Paris 1.

L’université est également un carrefour de vie(s) où se développent les solidarités entre et avec les étudiantEs, en tenant compte du fait que les uns et les autres ne sont pas dans une situation personnelle comparable. Il entre dans la mission sociétale de l’université de permettre aux usagers de se concentrer sur leurs études. Pour atteindre cet objectif à la faveur des réaménagements immobiliers en cours, et en lien avec des associations étudiantes, chaque centre majeur de l’université se verra doté de banques de partage alimentaire solidaire ainsi que de prêts ou dons d’ouvrages, de même que des demi-journées mensuelles de réparation gratuite des objets – type Repair Café – électroniques, électriques ou des vêtements seront instituées dans les principaux centres de l’université. 

En même temps, le suivi psychologique au sein de l’université ou l’organisation d’évènements à thème autour de la santé (dépistages, don du sang…), afin de veiller au bien-être des étudiants, seront développés.


Proposition F6 : créer un budget participatif annuel étudiant pour les projets proposés et choisis par les étudiantEs.

Afin d’accompagner les projets créatifs et d’impliquer le plus grand nombre dans le bon fonctionnement d’une vie universitaire de qualité ou dans l’aménagement des locaux universitaires, sur le modèle de ce qui a été mis en place dans d’autres établissements universitaires, une partie de la Contribution de Vie Etudiante et de Campus (CVEC) sera mise à la disposition des étudiantEs afin qu’elles et ils puissent proposer des améliorations du cadre de vie sur les campus, en adéquation avec la politique de développement durable de l’université et avec le concours de la Direction de l’Enseignement et de la Vie Etudiante. 

Ces projets pourront concerner les domaines de la culture et l’art, la médecine préventive, la solidarité, la santé, le handicap, la citoyenneté, l’environnement, le sport… Une Commission de la vie étudiante examinera les projets avant de mettre au vote ceux qu’elle aura présélectionnés selon des critères transparents et préétablis. Le vote en ligne de l’ensemble des étudiantEs établira la liste des projets sélectionnés qui seront mis en œuvre. Chaque étudiantE pourra désigner trois projets. Un classement sera opéré, et le financement sera assuré en fonction de l’ordre de préférence jusqu’à épuisement de l’enveloppe dédiée au budget participatif.


Formations

Proposition F7 : internationaliser les formations de licence et de master par la création de diplômes où les enseignements disciplinaires sont dispensés en anglais, l’augmentation des doubles diplômes avec des universités étrangères, ou encore la création de diplômes conjoints avec les universités membres d’Una Europa ; professionnaliser les masters ; et développer l’interdisciplinarité des formations.

Pour demeurer attractive, notre offre de formation doit sans cesse s’adapter à un environnement internationalisé. En licence comme en master, cette offre s’enrichira progressivement de parcours internationaux dans lesquels l’enseignement se fera en anglais ainsi que de diplômes co-délivrés avec des universités étrangères (prioritairement avec les partenaires d’Una Europa), tant il est vrai que ces procédures de co-diplomation (diplôme européen ou double diplôme français et étranger avec mobilité intégrée d’une ou deux années) offrent de précieuses opportunités d’immersion linguistique et culturelle. En master, les filières professionnalisantes et internationales seront soutenues et développées. Nous souhaitons que toutE étudiantE soit, sauf exception, incitéE à accomplir une mobilité internationale entre la L1 et le M2, et que les doctorantEs puissent également bénéficier d’un soutien à la mobilité. Dans toutes les formations, l’interdisciplinarité sera développée. Une réflexion sera engagée sur les modes d’évaluation dans le processus pédagogique, dans le respect des traditions de chaque discipline enseignée à Paris 1.


Proposition F8 : intensifier l’enseignement des langues étrangères et l’enseignement du français aux étudiantEs étrangerEs grandEs débutantEs ; développer l’enseignement spécifique des langues étrangères UFR par UFR pour le niveau master.

Une attention particulière sera portée à l’enseignement des langues, afin que chaque étudiant puisse s’inscrire en contrôle continu et bénéficier d’un enseignement de qualité, ce qui passe notamment par le recrutement de titulaires – enseignantEs-chercheurEs et PRAG/PRCE, dans le respect des équilibres actuels – en anglais comme dans la dizaine d’autres langues vivantes et anciennes offertes à nos étudiants et étudiantes. Dans le même temps sera renforcé l’accompagnement des étudiantEs étrangerEs inscritEs à l’université en leur offrant la possibilité de parfaire leur maîtrise du français ; les étudiantEs étrangerEs en mobilité pourront suivre un TD de « français langue étrangère » pour apprendre ou consolider leur connaissance du français pendant toute la durée de leur séjour.

Par ailleurs, les UFR qui le souhaitent pourront, en concomitance ou en substitution à l’enseignement des langues étrangères par niveaux, mettre en place ou renforcer, en harmonie avec le département des langues, des enseignements de langue thématiques (dites « de spécialité »), c’est-à-dire spécifiques aux matières enseignées dans le cadre de leurs formations en master, comme cela est déjà le cas pour certaines disciplines.

Des cours disciplinaires en anglais seront proposés dès le diplôme de licence, de manière à accroître notre attractivité dans les programmes d’échanges et à préparer nos étudiantEs à la mobilité internationale. Les diplômes comporteront une attestation de niveau de langue valant certification.


Proposition F9 : Améliorer l’accueil des professeurEs invitéEs, harmoniser les procédures d’accueil des étudiantEs étrangerEs, soutenir la francophonie et promouvoir les filières localisées à l’étranger.

Le développement de l’enseignement des langues étrangères pourra également bénéficier de l’accueil des professeurEs étrangerEs invitéEs. Pour faciliter leur accueil, la direction des relations internationales aura pour mission d’harmoniser les procédures entre les composantes et de fluidifier les démarches nécessaires à leur séjour. Elle le fera également s’agissant de l’accueil des étudiantEs étrangerEs. Elle aura également pour mission de renforcer le financement des mobilités à l’étranger pour les doctorantEs, post-doctorantEs, enseignantEschercheurEs et les agentEs des composantes investies dans l’accueil et l’intégration.

Paris 1 Panthéon-Sorbonne est par ailleurs une université de la francophonie : priorité sera accordée au co-développement et à la solidarité, avec un soutien aux filières et programmes à l’étranger qui permettent à l’université de participer à la promotion de la francophonie.


Proposition F10 : renforcer l’interdisciplinarité via notamment des appels à projets pédagogiques ; créer des doubles diplômes et formations transversales entre les UFR et instituts ; entre UFR et Département des langues ; entre Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Paris 3 Sorbonne Nouvelle.

Fort de 1430 enseignantEs-chercheurEs, 10 Unités de Formation et de Recherche, 4 Instituts, 1 Département des Langues, 1 Service de Formation Continue et 1 Service des Sports (UEFAPS), Paris 1 Panthéon-Sorbonne représente une forte diversité et un potentiel de transversalité important. L’équipe Paris 1 en commun entend favoriser cette transversalité en développant des projets de formation interdisciplinaires, ce qui permettra aussi de renforcer les liens entre tous nos départements. Ces nouvelles formations interdisciplinaires enrichiront l’offre pédagogique de Paris 1, facteur de différenciation et d’attractivité. A ce titre, la mise en place de nouvelles doubles licences associant des spécialités de sciences humaines et sociales entre elles, ainsi qu’une spécialité de sciences humaines et sociales et une langue étrangère, sera encouragée. Il pourra ainsi être créé, en partenariat avec l’université Sorbonne nouvelle (qui a

vocation à être notre partenaire pédagogique et en recherche par exemple pour la création d’un double parcours histoire/lettres modernes), de nouveaux doubles diplômes tenant compte des débouchés possibles et de l’insertion professionnelle de nos étudiantEs.


Proposition F11 : promouvoir l’éducatif numérique en généralisant les équipements informatiques et interactifs dans l’ensemble des locaux, en promouvant la diffusion des cours en ligne ouverts à tous et en développant une plateforme de cours à distance pour permettre la diffusion des enseignements auprès de tout public et à l’international.

La pédagogie à l’université doit être pensée à l’ère du numérique, pour améliorer la réussite des étudiantEs et pour favoriser l’attractivité internationale de nos formations. À cet égard, les salles de cours devraient être progressivement équipées de dispositifs interactifs (ordinateurs, écrans, tableaux numériques interactifs…) et d’équipements permettant l’utilisation de la vidéo ou de l’audio en cours et plus largement dans l’ensemble de l’université. Cela passe par un renforcement du réseau WiFi sur certains sites pour le support de ces usages. 

En outre, fidèle à la devise Omnibus sapientia, unicuique excellentia (« Le savoir pour tous, l’excellence pour chacun »), l’équipe Paris 1 en commun souhaite que l’Université prenne une part active dans le numérique éducatif en permettant la diffusion de cours en ligne ouverts pour toutes et tous (via notamment les initiatives France université numérique [FUN] et à l’international EDx).


Propositions F12 : encourager les expérimentations de méthodes d’apprentissage innovantes (apprentissages par projets, par l’usage du numérique, par des simulations…) pour certaines filières ou certains groupes dans une filière en mettant en œuvre le nouveau congé pour projet pédagogique et en proposant, au bénéfice des enseignantEs et enseignantEs-chercheurEs de l’université, la création de prix annuels destinés à reconnaître et valoriser les pratiques pédagogiques stimulantes ou innovantes.

À l’instar de ce qui est pratiqué dans certaines universités étrangères, trois « Prix en enseignement » pourraient être décernés chaque année à des enseignantEs et enseignantEs-chercheurEs titulaires de notre université, qui se distinguent par l’évolution de leurs pratiques pédagogiques par rapport aux normes disciplinaires habituelles (apprentissages par projets, par l’usage du numérique, par des simulations…). Les prix complèteraient la mise en place du nouveau congé pour projet pédagogique. Au-delà des trois bénéficiaires annuels, le prix aurait pour finalité de promouvoir la qualité de la pédagogie universitaire et d’inciter les composantes à valoriser celle-ci. Le dossier de candidature pourrait être déposé par tout enseignant ou équipe d’enseignantEs, ou par un groupe de 30 étudiantEs qui souhaiterait valoriser les actions d’unE enseignantE en matière de pédagogie.


Proposition F13 : utiliser les résultats des enquêtes de l’ORIVE afin d’établir les possibilités professionnelles qui s’ouvrent à l’issue de chaque parcours, sans oublier les parcours recherche, et travailler à la diffusion de ces résultats et de ces perspectives, en y associant les associations d’étudiantEs.

Le suivi des étudiantEs de master et de doctorat devra être consolidé et le souci de leur intégration professionnelle pris en compte, notamment par une mise en œuvre systématique pour tout diplôme d’une liste d’alumni. Les écoles doctorales, très engagées dans ce processus, seront encouragées à renforcer leur lien avec l’Observatoire des Résultats, de l’Insertion professionnelle et de la Vie Etudiante (ORIVE), à dresser un bilan des possibilités professionnelles des étudiantEs issuEs des masters et des écoles doctorales en tenant compte des enquêtes réalisées par l’ORIVE. Les associations d’étudiantEs seront associées à cette réflexion sur la professionnalisation des parcours, notamment les parcours recherche.


Proposition F14 : mener une politique dynamique à Paris 1 en positionnant la Formation Continue Panthéon-Sorbonne (FCPS) sur la formation permanente et tout au long de la vie par le développement des cours à distance et la délivrance de certificats de compétence.

En France, 32 milliards euros (environ 1,6% du PIB) sont consacrés chaque année à la formation professionnelle tout au long de la vie et à l’apprentissage. L’Université Paris 1 devra prendre toute sa place sur l’ensemble du champ de la formation tout au long de la vie et au service de la réussite des apprenants.

Une réflexion préparatoire sera engagée par FCPS, en coordination avec les UFR et instituts, pour accueillir au mieux ces changements suite à la « Loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel », où désormais chaque individu considère son propre parcours constitué « d’actions concourant au développement des compétences » diverses, susceptibles de correspondre à des formations diplômantes aussi bien qu’à d’autres modalités certifiantes, en s’enrichissant de l’approche compétences et dans une démarche sous-tendue par la déontologie et la qualité.  Les démarches seront entreprises pour positionner FCPS sur les financements éligibles (CPF, CPF Transition professionnelle…) au travers de nouvelles offres de formation, plus en adéquation avec les besoins des entreprises et des salariés, les formations professionnalisantes courtes et les certifications, l’accompagnement à la VAE sur les diplômes de Paris 1. A cet égard, on pourra envisager la conception d’une plateforme de cours à distance participant à la formation continue en e-learning et permettant la délivrance de certificats de compétences en ligne, compatible avec la poursuite d’une activité professionnelle.


Proposition F15 : développer la professionnalisation et l’apprentissage dans les formations.

L’insertion professionnelle des étudiantEs fait partie des missions de l’université, ce qui implique un rapprochement entre le monde économique et les cursus de diplôme, une montée en puissance des stages mieux valorisés dans le cursus et de l’offre en apprentissage des formations (qui permet de poursuivre des études tout en étant salarié, ce qui implique que les emplois du temps de master soient aménagés en conséquence), un meilleur accompagnement des initiatives entrepreneuriales et des projets étudiants. À cet égard, en liaison avec la Direction Partenariat Entreprises et Insertion Professionnelle (DPEIP), le rôle du référent professionnel ayant en charge l’accompagnement des programmes de formation et de l’appui à la politique des stages sera renforcé ; le développement des formations en apprentissage (licence ou master professionnels) comme la possibilité de mettre en œuvre des contrats de professionnalisation seront encouragés, les responsables de diplômes soutenus dans le dépôt et la labellisation des formations auprès des CFA et leur promotion auprès par les acteurs privés / publics.


Proposition F16 : soutenir les actions en faveur de l’entrepreneuriat.

Le statut d’étudiantE entrepreneurE permet divers avantages (accès à un diplôme dirigé vers l’entrepreneuriat, le D2E ; pour les jeunes diplôméEs, prolongation des avantages étudiants via l’inscription au D2E ; possibilité de bénéficier d’un aménagement d’études, le stage ou le projet de fin d’études peuvent être remplacés par le projet entrepreneurial). Il ne peut toutefois être octroyé que par les établissements appartenant à une COMUE ce qui n’est plus le cas de notre établissement, cette limitation conduisant actuellement le Bureau Aide à l’Insertion Professionnelle de Paris 1 à rechercher l’intégration de nos étudiantEs dans un dispositif PÉPITE – Pôles Etudiants Pour l’Innovation, le Transfert et l’Entrepreneuriat – d’un autre établissement). Une véritable politique de site doit désormais être menée afin d’accompagner les étudiantEs qui le souhaitent vers le monde de l’entreprise. De cette manière, Paris 1 pourra délivrer le D2E par elle-même. La création d’un incubateur à Paris 1 sera également envisagée, afin d’accueillir les projets entrepreneuriaux et créatifs des étudiantEs ouverts sur les écosystèmes socio-économiques, ancrés sur le territoire à Paris et en Île-de-France, en lien avec les réseaux associatifs.