Politique scientifique d’établissement

La recherche sera relancée par l’élaboration d’une politique scientifique d’établissement garantissant le respect de procédures transparentes conformes aux recommandations européennes pour des pratiques de la recherche transparentes et non discriminantes (Human Resources Strategy for Researchers). La politique scientifique d’établissement sera mise au service de toutes ses unités de recherche et visera à leur apporter des moyens à la hauteur de leurs ambitions (dotations récurrentes, personnels d’appui, accompagnement des études doctorales, diffusion avec le concours de la Direction du Système d’Information et des Usages Numériques (DSIUN) de captations audio ou vidéo de séminaires, de conférences, de colloques…). Paris 1 sera attentive à garantir la place et aux évolutions des anciennes équipes d’accueil, dont le statut national vient d’être supprimé ; toutes les équipes de recherche qui ont été évaluées par le HCERES lors de la dernière campagne seront soutenues.

En dépit de la multiplication des tâches qui leur incombent et de la pression qu’ils subissent en termes d’évaluation et d’injonctions de résultats, les chercheurEs affectéEs dans nos unités et les enseignantEs-chercheurEs de Paris 1 sont réputéEs pour leur excellence scientifique – tel est le constat effectué par le dernier rapport de l’HCERES. Forte de 36 laboratoires de recherche (dont 23 unités mixtes de recherche), de sa participation à une vingtaine de Groupements d’Intérêt Scientifique, de 1 300 enseignantEs rattachéEs à ses équipes, de 10 écoles doctorales, de 2 bibliothèques interuniversitaires et de ressources documentaires de première importance, d’une maison d’édition active, Paris 1 est un acteur de premier plan dans le paysage de la recherche nationale et internationale.

Malgré ces atouts, Paris 1 n’est pas suffisamment identifié en tant que tel comme un établissement de recherche, faute d’avoir développé une politique de recherche qui lui soit propre et de mettre en valeur les travaux réalisés dans ses unités. Sur le terrain scientifique, Paris 1 vit trop sur le prestige individuel de ses enseignantEs-chercheurEs, ainsi que sur son nom.

La sortie d’HéSam a eu de multiples conséquences concrètes qui ont été mal évaluées. En tenant compte de la politique de partenariats de notre université – partenariat régional avec Sorbonne Alliance, partenariat européen avec UNA-Europa –, le mandat 2020-2024 doit être l’occasion de redonner à Paris 1 des opportunités sans les contraintes de la COMUE, de hisser Paris 1 au rang des plus grandes universités européennes de recherche. Pour parvenir à cet objectif, Paris 1 devra développer des priorités thématiques et structurantes.

Dépendante et contrainte par les moyens financiers octroyés par le ministère, Paris 1 doit développer des initiatives propres : cofinancements en partenariats avec des entreprises, avec des opérateurs publics hors ministère, et avec l’Europe vers laquelle une grande partie du budget national de la recherche est désormais dirigée. Pourtant, rappelons-le, les crédits récurrents constituent la base d’une recherche libre, collégiale et administrée par ceux qui en sont les experts. Les deux modes de financements de la recherche, dotation récurrente sur crédits de l’université et financement sur projet auprès d’agences de financement extérieures, devront impérativement s’additionner.

Parce que la recherche ne doit plus être considérée comme un secteur à part dans l’université, l’équipe Paris 1, l’Université en commun renforcera la DIREVAL en vue de lui donner les moyens de piloter plus efficacement l’administration de la recherche.

Notre bibliothèque universitaire, répartie sur différents sites, les bibliothèques inter-universitaires Cujas et Sorbonne ainsi que la participation de Paris 1 au Grand Équipement Documentaire à Condorcet constitueront des atouts pour notre politique scientifique, des appuis pour des missions de valorisation de la recherche et pour la mise en place d’une politique active pour la science ouverte, écologiquement responsable. La réflexion menée dans cette perspective au sein de la DSIUN sera poursuivie et relayée par la mise en place d’un véritable service de soutien mutualisé à destination des unités de recherche.