Ressources

Sur le terrain budgétaire, afin que soient assurées nos missions de service public, Paris 1 en commun entend mettre en œuvre une politique d’emploi et indemnitaire responsable, soucieuse de combattre la précarité chez tous les personnels (BIATSS, jeunes chercheurEs…) et de reconnaître l’investissement de tous les personnels dans leurs missions.

Dans la mesure où il est impensable d’accepter une réduction des dépenses de fonctionnement de l’établissement en dépit d’un environnement local (rigidité des dépenses, ressources propres limitées) et national de plus en plus contraint, l’une des priorités de la future équipe présidentielle, attentive à l’optimisation des dépenses (celles déployées ces dernières années pour la « sécurité privée » sont-elles soutenables ?), doit être d’obtenir la revalorisation par l’Etat de la subvention pour charges de service public. Sur un plan général, cette subvention est répartie par le ministère de l’Enseignement supérieur selon une approche structurellement défavorable aux sciences humaines et sociales ; à Paris 1 en particulier, la masse salariale représente 85% des dépenses de l’université et il est nécessaire d’intégrer les coûts de fonctionnement probablement sousestimés qui sont liés à l’extension des locaux dans les nouveaux sites Condorcet et Lourcine – l’octroi d’une subvention complémentaire pour ces sites n’est garanti par le ministère que jusqu’en 2020 ! Tout sera entrepris, dans le respect du principe cardinal de continuité du service public comme de la gratuité de l’enseignement supérieur public, pour obtenir une revalorisation de notre subvention pour charges publiques. En complément, l’équipe Paris 1 en commun souhaite favoriser la diversification et générer un développement des ressources propres, tout en modernisant l’ingénierie comme le suivi budgétaire pour créer une marge de manœuvre en la matière, améliorer la traçabilité et prendre en compte toutes les réalités comptables (frais d’environnement et coûts indirects).

À cet effet encore, le développement des projets de recherche nationaux et internationaux sera soutenu – en particulier par le renforcement de la direction de la recherche –, car leur financement par des organismes tiers vient abonder la politique scientifique de l’université. Ainsi, un programme de financement européen ERC abonde aujourd’hui le budget central à hauteur de 20 % (soit par exemple 100 000 euros/an pour un ERC de 2,5 millions d’euros). Au contraire des pratiques actuelles, les ressources extérieures apportées par les projets européens ou ANR au budget central de l’université devront être consacrées à une amélioration du budget de la recherche (soutien au montage et à la gestion des projets) et, en particulier, des dotations pérennes des équipes. 

Parallèlement, la Fondation universitaire, éventuellement transformée en Fondation partenariale (structure distincte de l’université mais où elle dispose de la majorité des voix au conseil d’administration) ainsi que cela avait été décidé par le Conseil d’administration en 2016, poursuivra sa mission de recherche de fonds pour financer de manière transparente et égalitaire des projets collectifs au bénéfice des étudiantEs, de la qualité des formations et de la recherche (travaux de rénovation, aide aux étudiantEs en mobilité, accueil digne des enseignantEschercheurEs invitéEs notamment à l’occasion des soutenances de thèses, contrats enseignants pour les doctorantEs ou docteurEs…). Elle devra à cet égard créer un réseau d’ancienNEs étudiantEs, en faisant des appels à dons/mécénats pour la réalisation de projets.

L’accent sera mis sur la professionnalisation des études et le recours à l’apprentissage, à la fois parce que l’un et l’autre participent au rayonnement de l’université dans le monde socio-économique et parce qu’il y a là matière à générer des ressources pour Paris 1.

L’université accentuera sa politique de location à des tiers de certains de ses locaux, notamment pendant la période estivale, afin de ne jamais détourner l’université de sa mission première, par exemple pour des « écoles d’été » organisées par des institutions extérieures à Paris 1. Les activités de l’université seront évidemment toujours prioritaires sur les locations.

Enfin, la formation continue diplômante – jugée par la Cour des comptes « décevante au regard du potentiel de Paris 1 » jusqu’en 2017 – ainsi que les programmes qualifiants gérés par la Formation Continue Panthéon Sorbonne (FCPS – dont un des services pourrait exercer les fonctions dévolues à un Centre de Formation des Apprentis pour la gestion administrative, financière et juridique des apprentis ainsi que le permet la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel) constitueront un des axes de développement des ressources propres de l’université. Les démarches seront entreprises pour certifier certaines des formations de Paris 1 désormais éligibles au Compte Personnel de Formation (CPF).